Ingrédients (pour 4 personnes) : 1 beau concombre, 200 g de jambon maigre, 1 cuillère à soupe de beurre ou autre matière
grasse à cuire, 2 cuillères à soupe de vinaigre de vin, 25 cl de bouillon de viande instantané, 1 cuillère à café de farine, 1 jaune d'œuf, poivre du moulin, romarin, thym, aneth et
persil
Lavez le concombre, essuyez-le, enlevez les extrémités et épépinez-le s'il y a lieu.
Coupez-le ensuite en tranche d'1/2 cm d'épaisseur.
Coupez le jambon en dés de taille semblable.
Préparez le bouillon de viande instantané.
Faites fondre la matière grasse dans une grande casserole et faites-y étuver les tranches de concombre 5 min, tout en
les remuant constamment.
Versez le bouillon de viande sur les concombres, ajoutez le vinaigre, couvrez et portez à ébullition. Laissez bouillir
doucement pendant 5 min.
Retirez 3 cuillerées à soupe de bouillon, laissez refroidir un peu et s'en servir pour travailler la farine et la rendre
homogène.
Faites couler dans la casserole, poivrez et remuez bien.
Ajoutez alors le jambon et laissez encore cuire 10 min à feu très doux.
Hors du feu, incorporez le jaune d'oeuf battu aux concombres.
Remettez sur le feu et réchauffez sans faire bouillir.
Saupoudrez de persil finement haché, de thym et de romarin et servez de suite
Nous remercions les amapiens qui prennent du temps pour venir nous donner un coup de main sur l’exploitation et se rendre compte du travail à effectuer pour remplir un panier.
Nous vous rappelons que dans le cadre des Amaps, ce jardin est le vôtre.
Nous avons arrêté les courgettes, en attendant une deuxième série semée la semaine dernière. Ce légume est quand même une base de l’alimentation provençale d’été.
Après les avatars de l’année dernière où les nématodes nous avaient coûté les cultures de tomates, nous renouons cette année avec une production à la hauteur du travail fourni. Pourvu que ça
dure !
Plantation entre les rangées d’arbres, la semaine dernière, des courges, melons verts et pastèques. Bien partis pour l’instant.
Et déjà, alors que nous n’avons pas eu le temps de souffler, nous nous préoccupons des semis de choux et de poireaux pour l’hiver prochain…
Chaque vendredi, on a le sentiment d’avoir fait encore une bonne semaine de travail ! Et tout cela, on le partage de plus en plus avec vous.
Les poules
Leur alimentation n’étant pas produite sur la ferme, nous achetons exclusivement du blé et tourteau de tournesol labellisés bio.
Nous découvrons en même temps que vous, chaque semaine mais chaque jour aussi, l’effet du climat sur la ponte des poules. Et sans avoir été ambitieux sur le nombre de contrats d’œufs, nous avons
pris la précaution vendredi dernier, de reprendre une série de 50 poulettes qui sont actuellement en quarantaine avant de rejoindre le reste de la bande.
Nous en sommes donc à environ 200 poules (nous avons eu aussi quelques pertes avec la chaleur…).
Malheureusement, nous avons du nous séparer du coq qui était magnifique mais qui n’a pas été accepté par les dames… Elles lui saignaient les pattes ! Nous l’avons soigné pendant deux mois et
finalement donné.
Après un petit séjour à l’hôpital de Nîmes, tout rentre dans l’ordre : rien n’est grave ni handicapant et les douleurs, supportables, vont
s’estomper petit à petit, comme elles sont venues d’ailleurs.
Mathilde se débrouille très bien mais je sais qu’elle me souhaite encore un peu avec elle …
C’est vrai que ce travail est prenant et que nous voulons vraiment le faire le mieux possible ; et alors il devient exigeant !
J’en profite donc pour vous parler à nouveau de nos « fondamentaux » et resituer si besoin en est la déclinaison de ces valeurs de
producteurs en AMAP :
-Il est pour nous évident de produire en appliquant avec rigueur et professionnalisme les principes de l’agriculture
paysanne ; l’article « 3 »de la Charte des AMAP est très clair :
« Une production respectueuse de la nature , de l’environnement et de l’animal : développement d’une biodiversité, fertilité des
sols, production sans engrais chimique de synthèse ni pesticide, gestion économique de l’eau… »
En d’autres termes, cette agriculture, quand elle est labellisée, s’appelle « biologique ».
A Cidamos, nous suivons régulièrement des cycles de formation en agriculture biologique et depuis deux ans, Mathilde est très vigilante au choix
des graines : des grainetiers multinationaux (…) proposent également des graines bio, ce ne sont pas nos fournisseurs !
Elle est également à l’affût de variétés anciennes qu’il est de notre devoir de remettre à jour, même si elles produisent moins.
C’est ça notre engagement : de la graine à l’assiette !
Ce label bio, pour nous, n’est pas suffisant pour les engagements amapiens.
Cette agriculture doit être porteuse d’emplois ! D’emplois permanents et d’emplois respectés.
Vous portez, à Cidamos, depuis plusieurs années, sur une petite structure familiale (4 ha de production), 5 emplois permanents, auxquels nous
pouvons ajouter des jeunes qui viennent en formation et du personnel temporaire l’été.
(par exemple : trois tunnels de tomates anciennes mobilisent une personne pendant deux mois.
C’est ça aussi la contrainte de l’agriculture biologique et notre engagement en Amap !
C’est aussi le vôtre !
Mais ce n’est pas tout…
L’Amap est un système économique sorti d’une économie de marché.
Il s’agit effectivement d’un juste prix qui est le prix du travail et non le prix du marché.
Je vous rappelle les deux principes de base auxquels nous tenons plus que tout :
Tout le monde a le droit de manger sain à un prix juste
L’engagement compense le prix
Dans ce contexte, l’année dernière, nous produisions pour 40 familles de plus, nous ne pouvions le faire sans des augmentations de charges qui se seraient forcément répercutées sur le prix du
panier. Nous nous sommes réorganisés sur l’exploitation en EARL (Exploitation Agricole à Responsabilité Limitée) et avons transmis un groupe (Villeneuve lès Avignon) à un autre agriculteur pour
maintenir une production raisonnable à un prix constant.
Et aujourd’hui, nous sommes toujours 5 à travailler, avec un outil de production plus large.
Voilà pourquoi la labellisation bio n’est pas pour nous indispensable et que, vous le savez, l’éco-trophée du PNR des Alpilles est une reconnaissance de notre travail commun à trois dimensions.
Rien ne se fait tout seul, nous travaillons aussi en collaboration avec Urgenci et Alliance Provence.
Pardonnez-moi ce petit rappel mais ça me fait mal d’entendre dire qu’à Cidamos on n’est pas en agriculture biologique !