Après un petit séjour à l’hôpital de Nîmes, tout rentre dans l’ordre : rien n’est grave ni handicapant et les douleurs, supportables, vont s’estomper petit à petit, comme elles sont venues d’ailleurs.
Mathilde se débrouille très bien mais je sais qu’elle me souhaite encore un peu avec elle …
C’est vrai que ce travail est prenant et que nous voulons vraiment le faire le mieux possible ; et alors il devient exigeant !
J’en profite donc pour vous parler à nouveau de nos « fondamentaux » et resituer si besoin en est la déclinaison de ces valeurs de producteurs en AMAP :
-Il est pour nous évident de produire en appliquant avec rigueur et professionnalisme les principes de l’agriculture paysanne ; l’article « 3 »de la Charte des AMAP est très clair :
« Une production respectueuse de la nature , de l’environnement et de l’animal : développement d’une biodiversité, fertilité des sols, production sans engrais chimique de synthèse ni pesticide, gestion économique de l’eau… »
En d’autres termes, cette agriculture, quand elle est labellisée, s’appelle « biologique ».
A Cidamos, nous suivons régulièrement des cycles de formation en agriculture biologique et depuis deux ans, Mathilde est très vigilante au choix des graines : des grainetiers multinationaux (…) proposent également des graines bio, ce ne sont pas nos fournisseurs !
Elle est également à l’affût de variétés anciennes qu’il est de notre devoir de remettre à jour, même si elles produisent moins.
C’est ça notre engagement : de la graine à l’assiette !
Ce label bio, pour nous, n’est pas suffisant pour les engagements amapiens.
Cette agriculture doit être porteuse d’emplois ! D’emplois permanents et d’emplois respectés.
Vous portez, à Cidamos, depuis plusieurs années, sur une petite structure familiale (4 ha de production), 5 emplois permanents, auxquels nous pouvons ajouter des jeunes qui viennent en formation et du personnel temporaire l’été.
(par exemple : trois tunnels de tomates anciennes mobilisent une personne pendant deux mois.
C’est ça aussi la contrainte de l’agriculture biologique et notre engagement en Amap !
C’est aussi le vôtre !
Mais ce n’est pas tout…
L’Amap est un système économique sorti d’une économie de marché.
Il s’agit effectivement d’un juste prix qui est le prix du travail et non le prix du marché.
Je vous rappelle les deux principes de base auxquels nous tenons plus que tout :
L’engagement compense le prix
Dans ce contexte, l’année dernière, nous produisions pour 40 familles de plus, nous ne pouvions le faire sans des augmentations de charges qui se seraient forcément répercutées sur le prix du panier. Nous nous sommes réorganisés sur l’exploitation en EARL (Exploitation Agricole à Responsabilité Limitée) et avons transmis un groupe (Villeneuve lès Avignon) à un autre agriculteur pour maintenir une production raisonnable à un prix constant.
Et aujourd’hui, nous sommes toujours 5 à travailler, avec un outil de production plus large.
Voilà pourquoi la labellisation bio n’est pas pour nous indispensable et que, vous le savez, l’éco-trophée du PNR des Alpilles est une reconnaissance de notre travail commun à trois dimensions.
Rien ne se fait tout seul, nous travaillons aussi en collaboration avec Urgenci et Alliance Provence.
Pardonnez-moi ce petit rappel mais ça me fait mal d’entendre dire qu’à Cidamos on n’est pas en agriculture biologique !
Je voulais vous dire pourquoi.
Benoît
EARL Les Jardins de Cidamos
CD 82
13990 Fontvieille
04.90.54.63.20 / 06.12.98.57.69 / 06.20.10.13.91
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